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ARTICLE - Octobre 2001

 

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Profession : traducteur sportif

Article de Jean François Rodriguez, membre AAE-ESIT.

Jamais je n’aurais imaginé, en entrant à l’ESIT en 1995, que les milliers d’heures passées devant mon poste de télévision à suivre des matches de football, des parties de tennis, des courses de Formule 1 ou l’interminable Tour de France me seraient un jour profitables dans mon parcours professionnel. De toute façon, je ne pensais pas plus, en terminant mon Bac C avant d’attaquer un DEUG de Maths et d’Informatique, que je deviendrais plus tard traducteur…

Le plus naturel aurait d’ailleurs été que je mette à profit ma formation scientifique pour travailler dans le " technique ", ce que je fis pendant trois semaines en tant que salarié dans une agence, avant qu’un coup de fil inespéré, survenu le lendemain même de mon premier jour de travail, ne m’ouvre les portes de la traduction sportive.

Car ça existe…Il y a effectivement un marché de la traduction dans le domaine du sport, ou plutôt de quelques sports, les plus riches. C’est principalement sur le web que ce marché s’est développé, tous les grands événements et les institutions sportifs s’étant senties forcés, pour des raisons variées, de s’offrir une vitrine cybernétique multilingue. Les Coupes du monde de football, les Jeux olympiques, le championnat du monde de Formule 1, pour ne citer qu’eux, sont suivis par un public incommensurable, cosmopolite et avide d’informations, trois données que les organisateurs ne peuvent se permettre d’ignorer. C’est ainsi que sont nés les sites officiels de nombre de grands événements, générant simultanément un besoin en traducteurs experts en sport. Les sites d’informations sportives, qui n’ont pas tardé à apparaître et à se multiplier, ont également contribué à accentuer ce besoin. Aujourd’hui, si ce marché n’a pas été épargné par la récession et par la restructuration touchant l’ensemble des activités liées à Internet, le caractère cyclique et fédérateur de ces événements sportifs garantit tout de même la pérennité de la traduction sportive.

Mais revenons au fameux coup de fil. Alors que je venais de dire oui à Linguistique & Technologies pour entamer une vie classique de traducteur salarié, David Spratt et David Tutton (www.sportstranslations.com) me proposaient de travailler pour le Championnat d’Europe des Nations 2000 (www.euro2000.org) en tant que free-lance. Pour un passionné de football, même si le statut de libéral me tentait fort peu à l’époque, il était exclu de répondre autre chose que " oui, j’arrive en courant ! ". C’est ainsi que je me suis retrouvé à la tête de la version française du site (constitution d’une équipe de traducteurs, traduction, relecture, …) et que j’ai pu aller à Rotterdam pendant six semaines, lors de la compétition. C’est grâce à l’ESIT que j’ai connu les deux David : au cours de ma 3e année, j’avais été traducteur espagnol stagiaire à la Coupe du Monde France 98 (www.france98.com) tandis qu’eux supervisaient la version anglaise du site. Comme toujours, c’est une affaire de contacts. Au terme de l’Euro 2000, j’ai retravaillé pour sportstranslations.com sur des projets mineurs dans les domaines du tennis et de la Formule 1 avant d’attaquer la traduction du site officiel d’une autre coupe du monde de football, celle organisée par la Corée et le Japon en 2002 (www.fifaworldcup.com).

La traduction sportive ne requiert pas de qualités exclusives. Elle est proche du journalisme sportif dans le sens où elle nécessite un bon rédactionnel et une connaissance extrême du domaine, des vertus classiques chez n’importe quel traducteur. La lecture assidue de la presse spécialisée est également indispensable, car la phraséologie des textes sportifs présente des particularités. Par ailleurs, la traduction des sites web exige une grande disponibilité, l’une des caractéristiques de l’information sur Internet étant son immédiateté.

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