Raymond Pearson s'est distingué en tant que bâtisseur dans la région de l'est du Québec durant les années '60 et '70. Formé par Daniel Clément à l'Institut national des sports à Paris et au Bataillon de Joinville, il a été instructeur en cyclisme dans la région de l'Est du Québec et adjoint à l'équipe du Québec lors de projets. Il a organisé des compétitions dans sa région et ouvert la voie aux cyclistes qui ont émergé de la région, dont Gervais Rioux et Pierre Harvey, d'où lui vient le surnom de Monsieur cycliste du Bas Saint-Laurent.
Anecdocte savoureuse que celle racontée par M. Pearson qui a vécu les troubles étudiants de mai 68 en France alors qu'il était dans le bataillon de Joinville.
« À cause des événements, il n'y avait plus d'autobus, ni métro, ni taxi. On ne pouvait même pas téléphoner au Canada. J'ai mis mes culottes courtes, j'ai pris mon vélo et j'ai roulé jusqu'en Belgique. Une fois passé la frontière, j'ai voulu prendre le train jusqu'à Liège.
"On n'accepte plus l'argent français" qu'on me répond ! Là ça va mal !… Je marche jusqu'à la locomotive et je cogne à la porte du conducteur. Je me présente : je suis un canadien français et je fais le même travail que vous. J'aimerais ça visiter votre engin !
J'ai jamais débarqué de là ! On a mis le vélo dans le wagon à bagages et on a filé jusqu'à Liège.
Mais là je suis en culottes courtes avec mon vélo, avec seulement de l'argent français. J'aperçois une voiture de police et je leur explique mon cas, leur demandant de mettre mon vélo dans leur voiture pour me conduire à mon hôtel. "On peut pas faire ça" fut leur réponse, d'expliquer M. Pearson (prenant l'accent belge). Mais ils ont mis leur gyrophare en marche pour m'ouvrir le chemin jusqu'à mon hôtel !
Là j'ai pu téléphoner au Canada et on m'a télégraphié de l'argent pour rentrer au pays où je suis arrivé le 23 juin. Je me suis dit que le p'tit gars du Bas du fleuve n'allait pas manquer l'occasion d'aller voir la grosse parade de la Saint-Jean Baptiste de Montréal. Et là, qu'est-ce je vois le 24 juin 68 ? Les bouteilles de Coke qui me sifflent chaque bord des oreilles !
J'ai pris le train pour rentrer chez-nous et j'ai été un bon bout de temps sans voyager !»
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