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DOSSIER : la traduction financière (Octobre 2001)
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La
traduction financière : la traduction, étape essentielle du
processus de communication financière Article de Nathalie Larmat, membre AAE-ESIT. A travers mon expérience au sein d'une société spécialisée dans la traduction financière, j'ai une vision globale du métier sur la place de Paris. Premier constat, les besoins en traduction économique et financière ne cessent de croître dans un contexte d'internationalisation des économies et des marchés de capitaux, avec notamment la construction progressive de l'Union monétaire. Les principaux donneurs d'ordre sont les banques, les sociétés de bourse et autres institutions financières et les sociétés, qui sont pour la plupart cotées en Bourse. Deuxièmement, la langue véhiculaire dans la finance est, comme chacun le sait, l'anglais. La combinaison linguistique incontournable inclut donc le français et l'anglais, avec une prime de rareté pour les anglophones, très recherchés. La traduction économique et financière recouvre un domaine assez vaste, qui va de l'analyse boursière à la communication d'entreprise en passant par la recherche obligataire, l'étude économique et la comptabilité. Comme toute spécialisation, elle implique une connaissance approfondie de l'activité et une bonne compréhension des mécanismes économiques et boursiers. Cette double compétence linguistique et technique s'acquiert en grande partie en exerçant son métier. On rencontre également des profils d'analystes ou de comptables reconvertis tant la technicité de certains documents est grande. L'outil de la spécialisation par excellence est la recherche documentaire systématique (technique, terminologique et sémantique) qui permet la constitution progressive de glossaires. Internet est un allié de poids dans la recherche documentaire puisque aujourd'hui, presque toutes les sociétés présentent leur activité et leurs données financières en ligne. Dans certains cas, leur rapport annuel peut même être consulté sur le site. D'une manière générale, il convient toutefois de vérifier la fiabilité des informations que proposent les sites Internet avant de les inclure dans une base de données et de les utiliser dans une traduction. Les exigences des donneurs d'ordre concernent autant la qualité de la traduction que la rapidité et le respect de délais courts. Dans la combinaison linguistique anglais-français, un dispositif législatif toujours plus contraignant vise à assurer une information financière dans la langue maternelle de l'utilisateur final, en l'occurrence l'investisseur français. D'autres aspects, plus commerciaux, motivent la traduction en français : l'investisseur est traité avec tous les égards, comme en témoigne le diktat de la valeur actionnariale. La quasi-simultanéité des publications en français et en anglais oblige parfois à des concessions. Plusieurs cas de figure se présentent régulièrement : le texte soumis à la traduction a été rédigé par l'analyste dans une langue étrangère, il n'est pas transmis dans sa forme définitive ou il doit être partagé entre plusieurs traducteurs compte tenu des délais. Dans le cadre d'opérations avec appel public à l'épargne, les prospectus sont régis par les autorités de marchés et leur publication est encadrée. Enfin, est-il besoin de le préciser, le principe déontologique de confidentialité s'impose au traducteur financier dans tous les cas. Pour conclure, la traduction est une étape essentielle du processus de communication financière. Outre les obligations légales, les objectifs de la communication financière sont multiples : l'amélioration de la valorisation du titre, la conquête et la fidélisation des investisseurs institutionnels et individuels et l'accroissement de la notoriété. L'information financière est présentée sous la forme d'analyses, de rapports annuels et de communiqués de presse et elle est, de plus en plus, reprise sur les sites Internet ; elle devient la vitrine de la société qui la publie. Par conséquent, la traduction financière doit soutenir les objectifs de communication des donneurs d'ordre et restituer le sens avec l'effet recherché aux destinataires, les investisseurs, dans leur langue maternelle et dans le langage propre à la discipline. © Copyright 2001 - Association des Anciens Elèves de l'Ecole Supérieure d'Interprètes et de Traducteurs de l'Université de Paris - Tous droits réservés. |
La traduction
financière Traducteurs financiers dans une société anglo-saxonne Ne jamais perdre le fil : la traduction de dépêches boursières en ligne
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